Les SICAV monétaires
- Placements - Mis à jour le lundi 6 décembre 2010
- Tags : SICAV
(MoneyGuide.fr) - Il s’agit de fonds collectifs qui investissent, non pas en actions ou obligations, mais en titres de créances de court terme émis par des entreprises pour gérer leur trésorerie. La durée de détention conseillée est généralement comprise entre quelques semaines et quelques mois. La rentabilité est de moins de 0,5 %, proche du taux directeur de la Banque centrale européenne pour un risque quasi nul.
Ce placement concerne tous les épargnants qui placent de l’argent dans une optique de court terme, par exemple pour des fonds en attente de réinvestissement.
Le prix d’une part de SICAV monétaire est très variable : il en existe à quelques dizaines d’euros, donc accessibles à tous, mais d’autres cotent plusieurs milliers d’euros.
La SICAV monétaire est faite pour placer sur quelques semaines ou mois, sans engagement précis. Il est possible d’acheter et de revendre les parts de SICAV monétaires immédiatement, la banque portant l’argent au crédit du compte dès le lendemain.
Pour un placement plus durable, les « super livrets » proposés par certaines banques et vus plus haut peuvent être plus avantageux. Pour placer sur une durée fixe, le compte à terme, présenté plus loin, peut aussi permettre d’obtenir une rémunération un peu plus copieuse.
Ce qui revient juste à protéger l’argent contre la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation. Ce rendement est lié à l’évolution des taux d’intérêt à court terme sur les créances et billets de trésorerie émis par les entreprises auprès des banques. Les frais sont généralement très faibles, mais ils peuvent atteindre 0,5 %, et jusqu’à 1 %, du montant de l’épargne.
Il n’existe presque aucun risque en capital. Certes, le gérant de la SICAV peut subir des défaillances d’entreprises incapables d’honorer leurs dettes, mais il prend le soin de diversifier ses créances pour noyer cet aléa dans un large ensemble.
Il convient cependant d’être attentif car, compte tenu du faible rendement des SICAV monétaires, une perte reste possible si la revente des parts est trop rapide et que des frais d’entrée ont été supportés.
Ce peut être le cas pour une SICAV monétaire dite « dynamique », dans laquelle une partie des actifs contient des actions ou des obligations. Ce type de fonds est géré de façon à garantir le capital à un horizon de 6 mois à 2 ans. Si la revente est plus précoce, un risque de perte existe. De la même manière, si un achat de parts de SICAV monétaires libellées en devises peut stimuler le placement, il peut aussi le desservir en cas d’évolutions de cours défavorables.
Les parts de SICAV monétaires relèvent des mêmes règles fiscales que toutes les autres valeurs mobilières. Ainsi, si les cessions n’excèdent pas 25 830 euros en 2010 sur l’ensemble des comptes-titres détenus (hors PEA), le gain échappe à l’impôt forfaitaire de 18%, mais est imposé aux prélèvements sociaux, dont le taux devrait être relevé à 12.3%. Sinon la plus-value est imposable à 30,3% après d’éventuelles compensations entre gains et pertes de l’année ou des années passées. Les plus-values de 2011 devraient être imposées à 31,3% (19% + 12,3%), sans aucun seuil.
Les autres moins-values boursières sontaussi déductibles des gains sur SICAV monétaires.
Il n’est pas possible de mettre une SICAV monétaire dans un PEA, mais certains fonds utilisent des techniques d’arbitrages financiers pour avoir un niveau de risque et un rendement proche des fonds de trésorerie. La plupart des banques proposent ce type de fonds.
Au-delà de 100 000 euros environ à placer, un écart de 0,5 % d’intérêt représente 500 euros sur l’année. Dans ce cas, mieux vaut négocier la meilleure solution entre SICAV monétaires, comptes sur livret, comptes à terme et assurance-vie.


