Retraits en assurance-vie

(MoneyGuide.fr) - Le placement préféré des Français permet de toucher un complément de ressources à date fixe et dans des conditions fiscales attrayantes, tout en conservant un capital à transmettre à ses descendants.

1. Souvent, la mise en place de retraits programmés n’est possible que sur le fonds en euros du contrat

 C’est vous qui définissez la périodicité et le montant que vous souhaitez voir crédité sur votre compte bancaire. Cette mise en place est gratuite et les retraits peuvent être arrêtés à tout moment. Toutefois, pour optimiser ses retraits programmés, il faut tenir compte des modalités de calcul des intérêts du fonds en euros. Renseignez vous auprès de votre assureur afin de connaître la meilleure période pour effectuer vos retraits. 

2. Conservez les contrats les plus anciens dans une optique de transmission

La maturité fiscale du contrat est un élément à prendre en compte pour puiser dans vos revenus, mais votre profil personnel joue également un rôle important, notamment si vous espérez transmettre un capital à vos proches. L’assuré a plutôt intérêt à effectuer des retraits sur ses contrats récents, qui n’ont pas encore capitalisé trop d’intérêts, et à conserver ses contrats anciens, dans une optique de transmission de capitaux à ses proches, notamment ses enfants.

3. Maîtrisez les impôts sur vos retraits

La règle fiscale applicable aux retraits sur une assurance-vie dépend de la date à laquelle vous avez ouvert votre contrat. Lorsque vous faites un retrait avant quatre ans, les gains capitalisés sur le contrat sont soumis à un prélèvement libératoire de 35%. Lorsque le retrait a lieu entre quatre et huit ans, le prélèvement n’est plus que de 15%. Au-delà de huit ans, le prélèvement libératoire n’est plus que de 7,5%, après déduction d’un abattement annuel de 4600 euros pour une personne célibataire et de 9200 euros pour un couple. N’oubliez pas que vous pouvez opter pour l’intégration des gains avec vos revenus si cette option est plus intéressante pour vous. Cette règle fiscale est valable pour tous les contrats souscrits depuis le 26 septembre 1997.

Pour les possesseurs d’un contrat souscrit avant le 1er janvier 1983, les produits sont totalement exonérés d’impôt. Pour les contrats souscrits entre le 1er janvier 1983 et le 26 septembre 1997 la situation est plus complexe : la partie des gains capitalisés avant le 25 septembre 1997 est complètement exonérée d’impôt. Mais si vous avez versé des primes sur le contrat après cette date, les produits capitalisés seront partiellement taxés.