Rente viagère et assurance vie

(MoneyGuide.fr) - La rente viagère s’adresse à tous ceux qui veulent toucher un complément de revenus durant leur retraite et acceptent d’abandonner leur capital. Ces revenus complémentaires (appelés « arrérages») vous sont versés par l’assureur jusqu’à votre décès. 

Spécificité des rentes viagère 

Vous n’avez plus à vous préoccuper de la gestion de votre épargne, la rente ne peut jamais baisser sauf en pouvoir d’achat face à l’inflation. 

La fiscalité de la rente viagère

Elle n’est pas toujours aussi avantageuse que la gestion active et la fiscalité d’un contrat d’assurance-vie. Les revenus issus d’un placement à sortie en rente obligatoire (Perp, Madelin) sont imposés comme une pension de retraite. Après abattement de 10%, les rentes sont donc imposées. Elles sont soumises aux prélèvements sociaux sur la totalité pour les rentes à titre gratuits et partiellement sur les rentes à titre onéreux. Mais pour celles qui viennent d’une  assurance-vie, la fiscalité est plus favorable si vous demandez leur versement après 70 ans. Dans ce cas, seulement 30% de la rente est imposable. Mais ce taux d’imposition varie en fonction de l’âge. Sous certaines conditions, lorsque vous touchez une rente, vous pouvez en faire bénéficier votre conjoint après votre décès, grâce à l’option « réversion ». Selon l’option choisie au départ, il pourra toucher 60 ou 100% de vos arrérages.

Les assureurs ont multiplié les options 

Pour compenser l’impossibilité de récupérer le capital accumulé sur une assurance vie lorsque vous le convertissez en rente viagère. Des compagnies ont lancé des contrats spécifiques qu’il faut examiner à la loupe. En contrepartie du versement d’une prime unique, l’assureur verse une rente immédiate. L’originalité du contrat est de prévoir, d’une part, une valeur de rachat et, d’autre part, de transmettre un capital en cas de décès aux bénéficiaires désignés par le rentier. Cette garantie décès diminue au fur et à mesure du versement des rentes.  

La revalorisation d’une rente dépend de deux paramètres techniques 

D’abord, de votre espérance de vie, matérialisée par ce que les assureurs appellent une «table de mortalité ». Ensuite, du «taux d’intérêt technique» utilisé. En général, l’assureur vous propose, au moment de la conversion du capital, de sortir en rente avec un taux technique, ou sans. On peut définir le taux technique comme une anticipation sur les bénéfices financiers futurs que réalisera l’assureur avec le capital que vous lui confiez. Ce taux technique ne peut pas dépasser un plafond réglementaire correspondant à 60% du taux moyen des emprunts d’État (TME). Les assureurs, lors du versement de la rente, prélèvent des frais d’arrérages. Toutefois, certains se démarquent en les intégrant dans les frais de gestion du placement. Un paramètre à prendre en compte, au moment de choisir votre contrat de rente.