Les relevés de points retraite
- Retraite - Mis à jour le mercredi 17 novembre 2010
- Tags : ARRCO, AGIRC, CNAV, Calcul retraite, administratif
(MoneyGuide.fr) - Les relevés de points sont adressés automatiquement chaque année par les régimes complémentaires (ARRCO et AGIRC) à la personne concernée, sans qu’il soit nécessaire qu’elle en fasse la demande. Si tel n’est pas le cas, l’intéressé doit s’adresser à la caisse de retraite à laquelle il est rattaché. Comme son nom l’indique, ce document fait état des points acquis par le salarié au cours de l’année écoulée et reprend le total des points acquis auprès de l’institution concernée. Il convient de préciser que:
- les points ARRCO acquis avant 1999 ont fait l’objet d’une mise à jour. En effet, jusqu’au 31 décembre 1998, chaque caisse fonctionnait selon ses propres règles. Depuis le 1erjanvier 1999, date de mise en place du régime unique ARRCO, toutes les caisses de retraite complémentaire appliquent la même réglementation. Aussi les anciens points acquis auprès de chaque caisse ont été transformés en points ARRCO à compter du 1er janvier 1999 (les relevés édités avant cette date n’étant plus valables à ce jour);
- les points ARRCO acquis auprès d’une caisse ne sont pas transférés auprès d’une nouvelle caisse à l’occasion d’une modification d’affiliation (en cas de changement d’employeur par exemple). Ce n’est que lors du départ à la retraite que la caisse compétente pour la liquidation rassemble les points acquis dans les différentes caisses durant la carrière du futur retraité;
- en revanche, le changement d’affiliation en matière de caisses AGIRC doit normalement s’accompagner d’un transfert des points de l’ancienne caisse vers la nouvelle. Si cela a bien été le cas (ce qu’il faut néanmoins vérifier), la totalité des points acquis durant la carrière cadre doit apparaître sur le dernier relevé de situation.
Enfin, lorsqu’un salarié bénéficie d’un système de retraite supplémentaire (régimes à cotisations définies, régimes à prestations définies), les informations annuelles lui sont transmises par son employeur et dépendent du régime auquel il est affilié. Il reçoit normalement tous les ans un relevé faisant état de sa situation. S’agissant des régimes à prestations définies de type «article 39», le salarié ne peut avoir connaissance que du règlement du plan définissant les bénéficiaires, les modalités de calcul de la rente et les conditions à respecter pour y avoir droit à l’âge de la retraite.
Sans disposer de l’ensemble de ces documents, il est possible de réaliser une estimation de sa future retraite par le biais de simulateurs sur Internet (par exemple sur le site www.retraite-repartition.fr/Cedre ou www.marel.fr, ce dernier s’adressant aussi notamment aux travailleurs indépendants, aux fonctionnaires…). Mais les résultats sont souvent très approximatifs puisque l’application n’intègre que quelques données générales de la situation du salarié.
Pour une estimation plus proche de la réalité, mieux vaut s’en remettre aux organismes qui réalisent leurs calculs sur la base des droits personnels du salarié. On dénombre plusieurs intervenants dans ce domaine :
- l’Assurance retraite (constituée de plusieurs organismes dont la CNAV) offre ce service aux salariés âgés d’au moins 58 ans1. .Elle estime uniquement le montant de la future retraite de base du régime général des salariés (téléphone : 3960) ;
- les régimes complémentaires ARRCO et AGIRC font de même à partir de 57 ans, pour le montant de la future pension complémentaire salarié/cadre (téléphone : 0820 0200 189) ;
- les autres spécialistes, moyennant une rémunération très variable en fonction des intervenants. Ces professionnels réalisent une évaluation précise des droits à la retraite acquis dans les différents régimes de retraite de base, complémentaires et supplémentaire auprès desquels l’assuré a cotisé. Ils peuvent également leur proposer une analyse complète de leur situation et leur donner des conseils pour optimiser leurs droits. Michel Tirouflet Conseil réalise très fréquemment ce genre de prestation.
1En plus de « l’estimation indicative globale » adressée automatiquement à partir de 55 ans, puis tous les cinq ans, jusqu’au départ à la retraite.


