Les investissements à risque

(MoneyGuide.fr) - Depuis quelques années, comme il a été vu supra, les fonds dits alternatifs ou quantitatifs ont fl euri à côté des hedge funds. L’objectif de leurs constructeurs et gestionnaires est de rechercher les anomalies de marché et d’en tirer profit.

Tous ces fonds communs, réservés aux patrimoines déjà importants, ont en commun une faible corrélation avec les marchés boursiers et la recherche d’une variabilité minimale. En ce sens, ils se présentent comme des substituts de placements monétaires (ce sont notamment les fonds d’arbitrage) ou de placements à moyen/long terme car la rentabilité visée se compare très favorablement à celle que l’on observe sur les marchés obligataires.

Au début de l’essor de ces fonds, peu, sinon aucun, n’était admis par la COB (Commission des Opérations de Bourse, ancienne appellation de l’Autorité des Marchés Financiers) à figurer parmi les actifs d’un contrat d’assurance vie ou de capitalisation. Aujourd’hui, la situation est différente et un plus large choix s’offre à l’investisseur, lui permettant d’améliorer ou d’affiner son design financier.

Mais on ne saurait trop préconiser de limiter ce type d’investissements, par ailleurs souvent peu liquides. Tout particulièrement car, au-delà du risque présenté par le gérant, personne n’est réellement en mesure d’affirmer qu’il existe ou non un risque systémique.

La “crise de 2007-2010” a permis d’en savoir un peu plus sur la résistance aux chocs financiers de ce type de produit. Dans leur majorité, ils ont un peu mieux résisté que les marchés d’actions mais ont révélé plusieurs faiblesses. Tout d’abord, les baisses observées ont été très disparates, certains fonds perdant la presque totalité de leurs actifs au cours de la période. Ensuite, on a pu observer une illiquidité très forte de ce type de produit, la multiplication des demandes de sortie d’un fonds ayant souvent eu pour conséquence sa liquidation et le blocage prolongé des montants concernés. Enfin, la crise a mis en relief le peu de transparence de ce type d’instrument financier, ce qui, par contrecoup, a redonné du lustre à l’acquisition en direct d’actions aussi appelées “stock-picking”.