ISF et contrats d'assurance-vie diversifiés
- Assurance Vie - Mis à jour le vendredi 27 août 2010
- Tags : ISF, réduction d'impot, fisc, contrat assurance vie
(MoneyGuide.fr) - À partir de 2006, certains assureurs ont commercialisé des contrats d’assurance vie spécifiques “dits diversifiés”, comme le leur permettait une nouvelle réglementation. Ces contrats ne sont pas rachetables par leur souscripteur pendant une certaine période (de dix ans maximum). Les promoteurs de ces contrats pensaient avoir mis en avant un avantage fiscal de taille: l’exonération d’ISF de ces produits.
Toutefois, le fisc ne s’était pas prononcé ni sur l’exonération de ces contrats ni sur son étendue, comme nous l’avions souligné dans les précédentes éditions de ce guide. Une instruction fiscale vient enfin d’être publiée (BOI 7 S4-10, du 12 janv. 2010) et elle est consultable sur www.lerevenu.com. Selon elle, cette impossibilité de rachat se traduit par une indisponibilité qui n’est que tempor aire et qui ne r emet pas en cause l’existence d’une créance dans le patrimoine du souscripteur, y compris durant la période d’indisponibilité. Le contrat est donc imposable à l’ISF.
Des assureurs qui ont commercialisé ces produits ont fait notamment savoir :
- qu’ils envisageaient un recours en excès de pouvoir contre cette instruction auprès du Conseil d’État;
- et qu’ils aideraient leurs assurés en cas de litige avec le fisc pour les années antérieures (de 2007 à 2009), pour lesquelles ces contrats n’auraient pas été déclarés. D’autres assureurs avancent que leurs contrats ne seraient pas concernés, car ils sont non r achetables sur sa durée complète et non prorogeables ou car leur clause d’indisponibilité est définitive. Pour 2010, certains professionnels recommandent de payer l’ISF plutôt que de spéculer sur une décision favorable du Conseil d’État qui n’interviendra pas avant dix-huit mois minimum. Si l’administration est désavouée, vous pourrez réclamer le montant indu avec des intérêts moratoires, qui s’élèvent actuellement à 4,80% par an. En revanche, les contrats contenant une “garantie de fidélité”, restent partiellement exonérés d’ISF.


