Remboursement anticipé d'un prêt
(MoneyGuide.fr) - La plupart des contrats de prêt à taux fixe, surtout si leur durée est longue, prévoient des pénalités de remboursement anticipé. Par une sorte de consensus de place, le taux de ces pénalités a été plus ou moins fixé à 3 % du capital restant dû.
L’existence d’une clause de pénalité de remboursement anticipé est, en règle générale, tout à fait justifiée. En effet, si, au moment du remboursement, les taux d’intérêt ont chuté en dessous du taux du contrat, la banque est alors confrontée au taux élevé de la ressource qu’elle a dû mettre en place pour financer le prêt qu’elle avait accordé à son client.
C’est peut-être l’endroit de rappeler ce qui peut paraître évident à beaucoup mais pas à tous : la valeur d’une dette diminue lorsque le taux d’intérêt s’établit en dessous du taux de cette même dette alors qu’elle augmente lorsque le taux d’intérêt passe au dessus de ce même taux.
On comprend bien ici qu’un particulier qui se serait endetté à long terme, pour financer l’acquisition d’un bien immobilier par exemple, aurait intérêt à rembourser la dette initialement contractée pour s’endetter à un taux plus faible. Les pénalités de remboursement visent ainsi à compenser cet avantage.
Malgré tout ce qui précède, il arrive parfois, notamment lorsque le marché des prêts est un marché offreur, c’est-à- dire que les banques recherchent des clients – cela n’est pas franchement le cas aujourd’hui – que l’établissement prêteur accepte de ne pas faire jouer la clause de remboursement anticipé.


