Assurance vie : nos 9 conseils à suivre

(MoneyGuide.fr) - L’assurance vie est un contrat conclu entre un assureur et un souscripteur.

Le souscripteur effectue des versements (on dit aussi primes) auprès de l’assureur. L’assuré doit bien s’informer. Une fois le contrat choisi il doit dialoguer avec son conseiller et remplir un document où il indique ses connaissances, objectifs et risques acceptés. Il a la possibilité de choisir sa stratégie de répartition de placements, des actifs de son contrat.

On peut aussi confier la gestion de son contrat vie à un conseiller ou courtier travaillant avec plusieurs compagnies. Dans ce cas, ce dernier, sur les indications précisées par l’assuré décide du mode de gestion des primes mettant à sa disposition divers types de supports allant du très sécurisé au plus risqué. Pendant toute la durée du contrat les primes versées fructifient suivant les placements choisis.

A tout moment, le souscripteur peut récupérer tout ou partie des sommes investies avec une fiscalité évolutive. Pendant les 8 premières années les retraits supportent une imposition sur les plus values réalisées. D’où l’intérêt de garder son contrat au moins 8 ans voire le plus longtemps possible.

A l’échéance du contrat (il vaut mieux choisir un contrat vie entière), l’épargne constituée est à la disposition du souscripteur. Les capitaux du contrat sont versés aux personnes désignées par celui-ci s’il vient à décéder. La rédaction de la clause désignant le ou les bénéficiaires exige beaucoup d’attention.

L’originalité de l’assurance vie réside dans son double intérêt. En effet, elle sert à la fois de produit d’épargne et de retraite ou de produit de transmission puisqu’en cas de décès du souscripteur, les fonds sont versés dans des conditions fiscalement avantageuses à la ou les personnes de son choix.

1. Comment profiter au mieux des atouts de l’assurance vie ?

L’assurance vie peut être un placement de père de famille qui peut rapporter plus qu’un livret classique si votre épargne est placée sur le fonds en euros sans risques sur le capital investi. Par contre on court à certains moments des aléas en choisissant des supports en unité de compte dans un contrat. Certes, si les marchés sont bien orientés la performance peut se révéler plus dynamique. Il faut surtout pondérer ses choix en fonction de ses objectifs et des risques acceptables.

2. Adoptez un contrat d’assurances vie conforme à ses objectifs

Prenez le temps de comprendre clairement le contrat proposé et choisi. Les assureurs ont l’obligation de mettre en première page des contrats d’assurance vie présentés au public un tableau récapitulatif des conditions du contrat. Lisez le attentivement.

Avec un contrat vie monosupport en euros vous ne courrez aucun risque sur le capital, la performance acquise y est définitive. On peut transformer un contrat monosupport en multisupports depuis la loi « Fougous Dassault ». Il suffit d’en faire la demande à son assureur.

Un contrat vie multisupports permet, lui, de diversifier ses placements en investissant aussi bien dans des fonds en euros que dans divers supports. La performance est liée aux aléas des marchés. Si vous optez pour un contrat multisupports avec des fonds boursiers, le gestionnaire de votre contrat pourra vous proposer plusieurs types de profils correspondants aux risques que vous êtes prêt à prendre. Parmi ces profils on trouve :

Le profil «prudent». Il a l’objectif d’apporter un maximum de sécurité.

Le profil «équilibré». Il propose un panaché entre des produits sécurisants et aussi par exemple des actions. Il est pour celui qui accepte des risques limités bien défini et réfléchi.

Le profil «dynamique». Il peut procurer à certains moments des résultats très fluctuants. C’est le profil le plus risqué dans un contexte de baisse des marchés choisis et en cas de hausse le plus rémunérateur. Exige dans tous les cas de pondérer la répartition, l’évolution de ses choix en limitant les aléas acceptables.

3. Tenez compte des frais

Ils peuvent venir influencer la rentabilité de vos contrats vie. Les frais d’entrée varient entre 0% et 5% des sommes déposées selon le type de contrat. Les frais de gestion sont variables et d’environ de 0.5% à 1% de l’épargne gérée. Les frais d’arbitrage entre supports d’un contrat multisupports représentent généralement  0.5% à 1% des montants transférés. Veillez à bien évaluer l’effet  cumulé de ces différents frais qui  évoluent parfois.

4. Soyez attentif aux rentabilités sur la durée

La rémunération de l’assurance vie est actuellement en général plus favorable que celle des différents livrets. Elle offre également l’avantage de ne pas plafonner les dépôts. Mais il convient de ne pas comparer les performances sur un an, mais sur 5 à 15 ans.

5. Tenez compte de la liberté et de la fiscalité

Le capital d’un contrat vie n’est pas bloqué. Il est cependant plus intéressant de faire des retraits après huit ans. En effet, vous payerez 35% d’impôts sur vos gains avant quatre ans et 15% entre quatre et huit ans auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux de 12.1% actuellement. Vous pouvez  aussi opter pour l’imposition sur le revenu si elle est plus intéressante pour  vous. Les compagnies d’assurance doivent  respecter un délai maximum de deux mois pour débloquer les fonds à  la demande du souscripteur. Il faut bien mesurer le poids des pénalités et  les méthodes de calcul des intérêts sur les sommes retirées.

6. Prenez des précautions

Il n’y a pas de limite d’âge en assurance-vie. Il est possible de souscrire un contrat pour le compte d’un mineur, aussi bien que pour une personne âgée. Cependant il est important de prendre certaines précautions dans les deux cas comme celui de la signature des parents pour un mineur ou la part du patrimoine placé en assurance vie d’une personne d’un âge avancé. Respectez les impératifs fiscaux. Des assureurs sont d’ailleurs très réservés pour accepter des souscripteurs au delà de 85 ans. En cas de décès du souscripteur, le montant de l’assurance vie est versé à  un ou aux bénéficiaires choisis par celui-ci. La rédaction de la clause désignant  le ou les bénéficiaires en cas de décès doit donc faire l’objet d’une attention  particulière. Pour un enfant mineur elle doit obligatoirement être une clause neutre : mes héritiers légaux. Pour les majeurs ils ont la liberté de décision en respectant la législation des droits protégeant les héritiers légitimes. En cas de décès, les assureurs ont un délai d’un mois à réception des pièces justificatives pour verser les fonds aux bénéficiaires. De son vivant, le souscripteur peut, sauf cas particuliers disposer de l’argent placé sur son contrat quand il le souhaite.

7. Choisir un intermédiaire le plus adapté à votre situation

Les contrats diffusés sur Internet peuvent paraître très attractifs car ils proposent souvent de supprimer les frais d’entrée. Il faut cependant regarder  avec attention leurs frais de gestion  souvent plus élevés. Ces contrats s’adressent essentiellement à un public averti. Il est en effet bien souvent agréable d’avoir un conseiller que l’on peut facilement contacter. Il pourra vous aider et vous orienter dans vos choix. Associations et mutuelles proposent souvent des contrats dont l’actif géré par la compagnie d’assurance est cantonné. Ils offrent dans ce cas  une meilleure revalorisation du fond en euros avec des performances assez régulières et une grande transparence. D’ailleurs les compagnies d’assurances classiques, face à l’arrivée de ces nouvelles  offres ont réagi en faisant évoluer leurs contrats vie en faveur des  souscripteurs. Comparez donc bien en détail toutes les offres.

8. Mesurez les montants à verser à la souscription

Selon les prestataires, l’ouverture d’une assurance-vie nécessite un versement de départ pouvant aller de 50 € à 100 000 €, la base moyenne est de 500  € à 1 000 €. Investir de petites sommes chaque mois permet de se constituer un capital au fil du temps. C’est également une façon intéressante d’investir à long terme sur les supports en unités de compte. Cela peut permettre de diversifier, d’évoluer et donc de lisser le risque boursier.

9. Attention à la désignation du ou des bénéficiaires

Il n’est certes pas obligatoire de désigner un bénéficiaire pour que le  contrat soit valable. Cependant si  vous veniez à décéder sans avoir  choisi celui-ci, le capital réintégrerait  l’actif successoral. Le testament est une bonne méthode pour nommer un  bénéficiaire sans pour autant annuler  les avantages fiscaux de l’assurance-vie. Elle permet de changer quand on  le souhaite et offre une discrétion maximum. Pensez tout de même à désigner un ou plusieurs bénéficiaires. En cas de décès d’un seul bénéficiaire désigné le montant de votre assurance-vie peut être réintégré à l’actif successoral sauf si le contrat ne prévoit de clause bénéficiaire. Sans parler de l’exonération des droits de succession dont profitent les bénéficiaires d’un contrat vie dans la plupart des cas.

D’apparence simple, l’assurance vie est en réalité un placement très sophistiqué qui entraîne parfois des confusions.Voici six exemples d’idées reçues qui vous aideront à mieux connaître ce produit.