Le compte à terme

(MoneyGuide.fr) - Le compte à terme correspond à un prêt fait à la banque, avec une durée – par exemple 3 mois, 1 ou 3 ans – et un taux d’intérêt fixés à l’avance.

Cette rémunération dépend des taux du marché monétaire et peut être un peu négociée selon le montant placé. Ce taux ne peut pas changer, alors que celui d’un livret peut évoluer pendant la période d’épargne. Il est préférable d’être certain de pouvoir bloquer la somme, car en cas de demande de résiliation anticipée, la banque prélève les pénalités prévues au contrat en minorant le taux d’intérêt servi.

Pour plus de 150 000 euros à placer, il est préférable de négocier un certificat de dépôt négociable (CDN).

La rémunération du compte à terme est libre et variable d’une banque à une autre et dépend de sa durée au sein de ce même établissement. Plus sa durée est longue, plus son taux est élevé.

Cette rémunération est actuellement proche de celle des autres produits sécurisés, ce qui correspond en 2010 à environ 0,6 à 0,9 % (taux annuel) pour 6 mois.

Outre les comptes classiques, il existe des comptes à terme à taux progressifs dont la rémunération augmente avec la durée de l’épargne. Lancé en 2000, ce produit est désormais proposé par plusieurs banques.

Si le placement peut être envisagé sur une durée plus longue que 2 ans, le plan d’épargne logement, les « super livrets » ou bien l’assurance-vie en euros peuvent être privilégiés, si l’épargnant recherche un placement sans risque. Si le compte à terme a une durée inférieure à 1 an, les intérêts sont versés à l’échéance. Si le placement est plus long, l’épargnant, le plus souvent, peut choisir entre un versement à l’échéance ou des intérêts périodiques.

Fiscalement, les intérêts servis doivent être soit intégrés dans la déclaration de revenus et imposés alors au taux marginal et aux prélèvements sociaux, soit soumis, sur option, au « prélèvement libératoire » de 30,1 % en 2010 (31,3% en 2011). Donc, pour un compte à terme rémunéré à 1 % sur 1 an, il reste net 0,699 % en 2010 (0,687 % en 2011).

On peut préciser pour terminer que le décès entraîne la clôture du compte.