(MoneyGuide.fr) - Voici nos conseils et règles à suivre pour bien choisir son assureur :
Faut-il recourir ou non à un courtier?
Avant de répondre à cette question, il faut bien identifier et définir le terme «courtier».
En effet, bien que souvent confondu avec une compagnie d’assurances, un courtier est «simplement» un intermédiaire entre l’assuré (ou le futur assuré) et toutes les compagnies d’assurances y compris les compagnies situées hors des frontières. Sa mission est de :
- conseiller son client sur la meilleure garantie à rechercher;
- faire le «shopping around»;
- sélectionner le meilleur contrat en termes de prix et de qualité;
- organiser les évaluations par des professionnels;
- prodiguer ses conseils en matière de prévention;
- gérer les sinistres et optimiser les règlements.
En contrepartie de cette mission, le courtier perçoit une rémunération, pour les dommages aux particuliers, variant de 15% à 22% du montant de la prime nette, le niveau étant fonction de la politique de l’assureur concerné et de la complexité du dossier traité.
À la différence de l’assureur final, un courtier n’est pas une partie adverse mais un partenaire au service de l’assuré. Sa valeur ajoutée est sa capacité à traiter un sinistre à la satisfaction de son client. Ce traitement suppose une assistance permanente dès la déclaration du sinistre: la négociation avec les experts voire la nomination d’un expert d’assuré aux frais de l’assureur, la prise des mesures d’urgence à la charge des assureurs dans le cadre de frais supplémentaires ou du contrat d’assistance, l’organisation du paiement par la compagnie d’assurances des indemnités ou du préfinancement –jusqu’à 70% – des gros travaux consécutifs à un dommage ou même des frais à engager pour retrouver un objet d’art ou un bijou volé.
Le poids du courtierest clairement un facteur de choix particulièrement important. En effet, un pouvoir de négociation avec les assureurs, un équipement de pointe notamment en matière de conseil en évaluation des biens à garantir par les experts les plus adaptés, une capacité à réaliser périodiquement des appels d’offres complexes, des services de conseils et d’assistance étoffés pour la prévention des risques bénéficient bien évidemment à l’assuré client. Pour autant, certains courtiers de taille plus modeste, donc plus humaine, offrent des prestations de très grande qualité grâce au professionnalisme de leurs collaborateurs.
Qu’il soit gros ou petit, un courtier doit être considéré comme un véritable partenaire de la gestion financière d’un patrimoine au même titre qu’un conseiller, un notaire ou un banquier.
Enfin, de façon très grossière, on peut estimer qu’un ménage qui dépense annuellement plus de 5 000 euros en prime d’assurance, incluant les risques automobiles, tirerait avantage d’un recours à un cabinet de courtage d’assurances spécialisé.
La recherche du meilleur rapport qualité/prix
La règle est de toujours mettre les assureurs en concurrence.
Aujourd’hui, Internet est le moyen principal permettant une consultation rapide et peu onéreuse des conditions des divers intervenants sur le marché pour des capitaux traditionnels sauf pour les capitaux significatifs.
On peut souligner qu’actuellement le marché est, dans l’optique de l’assuré, soumis à la fois à la hausse des primes et à la raréfaction de l’offre.
Les innovations récentes
Parmi elles, on trouve notamment :
- un monocontrat garantissant l’ensemble des résidences principales et secondaires ainsi que les studios des enfants, les fusils de chasse, les bijoux dans le monde entier, l’ensemble des conséquences pécuniaires de la responsabilité civile;
- une multirisque comportant un volet «tous risques» pour les objets d’art, les objets précieux, les pièces de mobilier, assortie d’un autre volet intitulé «contenu flottant» qui permet de garantir 30% du capital global dans l’une ou l’autre des résidences, si d’aventure l’assuré avait déplacé des tableaux ou des meubles dans l’une ou l’autre de ces résidences sans en avoir forcément avisé l’assureur.
Comment, dans la pratique, être certain bien assuré ?
La première précaution à prendre est de faire un point complet sur l’ensemble des polices tous les 3 à 5 ans. Dans l’hypothèse d’un recours à un courtier, il convient de le «tester» avec la même périodicité, pas seulement avec l’objectif de réduire le coût des assurances, mais aussi afin de profiter des innovations que les compagnies mettent au point et en œuvre de manière presque continue.
En second lieu, il est toujours utile de comparer régulièrement le coût global avec une référence de marché. Ainsi, dans le contexte actuel, le coût global d’assurance d’un patrimoine ne devrait pas dépasser, en moyenne, 8 pour 1 000 de sa valeur de marché.


