L'allocation d'actifs
- Placements - Mis à jour le vendredi 24 septembre 2010
- Tags : patrimoine
(MoneyGuide.fr) - L’allocation d’actifs doit se comprendre comme la répartition du patrimoine entre les différentes classes d’actifs: monétaire, obligations, actions, immobilier… À cette liste, on aurait naguère rajouté l’or.
L’allocation d’actifs doit aussi se comprendre comme étant la répartition du patrimoine entre les différents réceptacles retenus: sociétés, contrats de capitalisation, contrats d’assurance vie, PEA, PEE, comptes-titres…
Si, jadis, la standardisation était pratiquement de règle, dans la plupart des établissements bancaires tout particulièrement, il n’en est plus de même aujourd’hui et l’allocation d’actifs dépend étroitement de la situation personnelle du détenteur du patrimoine, de ses objectifs et de ses contraintes, et enfin bien sûr du patrimoine lui-même.
L’ampleur du patrimoine apparaît comme le premier critère devant présider à l’allocation d’actifs. Sachant qu’il est question ici de patrimoine «privé» par opposition à patrimoine «professionnel», on conçoit bien qu’un patrimoine très important peut absorber une dose massive d’actifs variables ou très variables alors qu’un patrimoine sur lequel son détenteur compte pour assurer son train de vie ne peut supporter des investissements trop spéculatifs.
Ensuite, il convient de prendre en compte les contraintes qui s’imposent au détenteur du patrimoine.Celles-ci peuvent être intrinsèques, c’est-à-dire imposées par le propriétaire. Elles peuvent être surtout extrinsèques comme une vulnérabilité particulière de la famille, comme les contraintes fiscales et sociales ou, tout simplement, comme l’âge du principal intéressé.
De la même manière, les objectifs peuvent être très divers. Ce peut être de consommer, ce peut être d’investir dans une optique de conservation ou de développement, ce peut être également de transmettre dans des conditions précises.
Tous ces éléments doivent présider à la répartition du patrimoine entre les différents investissements possibles.
L’étranger joue aussi un rôle qui peut s’avérer à la fois important et complexe.Ainsi, les orientations d’investissement seront clairement différentes en fonction du lieu de résidence de la personne concernée ou des membres de sa famille. Un départ pour l’étranger, quel que soit son degré d’incertitude, pourra être pris en compte dans l’analyse de la répartition et du choix des devises d’investissement.
Cette division du patrimoine doit être compatible avec les options retenues parallèlement pour ce qui est de la mise en place et de l’utilisation des réceptacles des investissements. Par exemple, il n’est pas possible de placer à l’intérieur d’un contrat d’assurance vie des fonds d’investissement étrangers de type hedge funds ou fonds d’arbitrage n’ayant pas reçu l’agrément de l’Autorité des marchés financiers (AMF).


