Prix de l’immobilier de l’ancien parisien : qui dit mieux ?
- Immobilier - Publié le jeudi 16 septembre 2010
- Tags : immobilier ancien, Chambre des Notaires, MeilleursAgents.com, Paris, Ile-de-France, achat immobilier, prix immobilier
Guillaume Cattiaux-Flickr
(MoneyGuide.fr) - La Chambre des Notaires de Paris avait fait état la semaine d’un prix moyen du mètre carré de 6.680 Euros pour un logement ancien sur Paris à la fin juin 2010. La surenchère continue à en croire le dernier baromètre mensuel temps réel du courtier MeilleursAgents.com. Les prix de l’ancien parisien ont encore battu de nouveaux records ! 7.031 Euros le mètre carré ! Soit une hausse du prix moyen de 1,6% sur la période juillet-août.
« Sommets historiques »
La torpeur estivale n’aura pas déteint sur les prix de l’immobilier à Paris et en Ile-de-France. Pire, ils ont continué de flamber pour atteindre un sommet historique de 7.031 Euros du mètre carré, soit une hausse de 1,6% sur la période juillet août. Sur les douze derniers mois, les prix se seraient valorisés de 18,2%.
Réconcilier les chiffres des Notaires et ceux de MeilleursAgents.com
MeilleursAgents.com souhaite réconcilier les chiffres des Notaires de et ceux de son baromètre. Les chiffres publiés la semaine dernière par la Chambre des Notaires de Paris Ile de France sont fondés sur les actes authentiques signés jusqu’à fin juin 2010 et correspondent donc aux prix des promesses de vente signées jusqu’à la fin mars 2010. Les chiffres de MeilleursAgents.com, alimentés sur les promesses de vente signées à fin août 2010, prolongent cette hausse de cinq mois. D’après MeilleursAgents.com, les prix ont augmenté de 5,5% sur 5 mois (de fin mars à fin août), expliquant la différence entre le prix du m² à Paris tel que calculé par les Notaires (6.680 Euros) et le chiffre de 7.031 Euros mesuré par MeilleursAgents.com.
Les grandes surfaces tirent les prix vers le haut
Après flambé ces derniers mois, les prix des petites surfaces (2 pièces et moins)-qui comptent pour environ 60% des transactions -, se sont quasiment stabilisés sur cette période (+0,4%) sur les deux mois d’été (juillet-août). Les grandes surfaces (appartements familiaux de 3 pièces et plus) ont pris le relais. Leurs prix ont augmenté en moyenne de 3,3% cet été.
« Cette hausse des grandes surfaces s’explique par la contagion de la hausse des prix des petites surfaces à l’occasion des transactions d’achat-revente ; un facteur saisonnier a également pu jouer un rôle poussant les familles à conclure à tout prix une transaction au cours de l’été pour emménager avant la fin de l’année. » commente Sébastien de Lafond, Président et fondateur de MeilleursAgents.com. L’ajustement s’est ainsi fait par les prix à cause d’une offre toujours aussi réduite sur le marché…
L'Ile de France : théâtre de contrastes
En Ile de France, la situation est plus contrastée entre les départements de grande couronne qui stagnent depuis des mois (-0,1% en 2 mois et +2,0% en un an) et les villes de la petite couronne mieux desservies par les transports en commun dont les prix sont toujours orientés à la hausse (+0,9% en 2 mois et +7,9% en un an).
Les Hauts de Seine (92) suivent globalement la tendance parisienne depuis plusieurs mois. Cet été (juillet-août), les prix y ont augmenté en moyenne de 1,7% (à comparer à la hausse de +1,6% à Paris intra muros sur la même période). A noter, le léger recul de la Seine Saint Denis (93) avec -0,4% cet été après des mois de hausse des prix soutenue (+7,1% depuis le 1er janvier 2010). En grande couronne, l’évolution des prix a été beaucoup plus sage. En un an les prix ont augmenté seulement de 2,3%, et ont même légèrement baissé de 0,2% en juillet et août. « Globalement, nous guettons les signes d’une accalmie salutaire pour le marché, mais ils sont encore rares » ajoute Sébastien de Lafond.
« Une accalmie salutaire »
Après la chute des prix amorcée en 2008 avec la crise économique et financière, le marché parisien s’est globalement stabilisé à partir de février 2009 avant de repartir durablement à la hausse depuis l’été 2009 (+21,1% depuis le plus bas constaté en mars 2009). Bien que les volumes de transactions soient en forte progression par rapport au plus bas de l’hiver 2009 , il restent toujours en-deçà d’environ 20% des volumes de la période 2000-2008.
« La pénurie de l’offre continue de faire la loi sur les prix. Pourtant, la pause relative des prix des petites surfaces en juillet et en août pourrait, si elle se confirme dans les prochains mois, annoncer la fin d’une dangereuse flambée des prix. » indique MeilleursAgents.com.



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