Assurance-vie : Philippe Marini souhaite relever le seuil de sortie défiscalisée de 8 à 12 années

relèvement du seuil de sortie défiscalisée

zigazou76-Flickr

(MoneyGuide.fr) - Invité de BFM Radio ce matin, Philippe Marini, rapporteur général de la Commission des finances du Sénat, est revenu sur le rapport de l'Inspection générale des finances épinglant les niches fiscales liées à l'épargne. Il propose de porter de 8 à 12 ans le seuil de sortie défiscalisée du placement préféré des Français.

Alors que l’assurance vie reste en volume le support de placement vedette, il n’a pas trouvé grâce aux yeux de l’Inspection générale des finances (IGF). L’assurance-vie est désormais dans le viseur des auteurs du rapport au moment où Bercy souhaite par tous les moyens racler les fonds de tiroirs.

Une niche fiscale coûteuse, 3,2 Milliards d’Euros en 2009 d’après l’IGF. Et qui plus est, ne remplissant pas un rôle majeur dans le financement de l’Economie. L’assurance-vie semble en effet de moins en moins contribuer au renforcement des fonds propres des entreprises et au financement de l’Etat. Les épargnants privilégient en effet les supports monétaires(en euros pour la plupart) plutôt que les supports actions.

12 au lieu de 8

A l’antenne de BFM Radio, le sénateur UMP Philippe Marini également rapporteur général de la Commission des finances du Sénat, propose de relever de 8 à 12 ans le seuil de sortie défiscalisée. « Huit ans, c'est du moyen terme. Douze ans ne serait-elle pas une durée plus appropriée ? Nous avons lancé le débat sur cette question. » explique le sénateur.

L’assurance-vie, futur produit de long terme ?

Philippe Marini espère aussi voir, l’épargne et notamment l’assurance-vie, être considérée comme un produit de long terme afin de concourir au développement des entreprises françaises. « C'est de raisonner en termes de structure de l'épargne pour promouvoir les usages les plus opportuns, les plus utiles pour le développement des entreprises. Et notamment le principe selon lequel l'épargne doit être d'autant plus favorisée qu'elle est longue et investie en produits d'action ».

Les actions font toujours peur

Pourtant, le sénateur déplore les affirmations du rapport de l’IGF « les incitations coûtent très cher mais sont inefficaces parce qu'il y a une proportion très minoritaire de Français qui détiennent des actions. » car elles omettraient selon lui la nécessité d’encourager les Français à placer leurs avoirs sous forme d’actions.